Interview Realisée par
HoopsHype.com et traduit par
nba-cry.skyblog.com
Vous n'avez pas joué contre Philadelphia à cause d'un problème au genou et d'une longue blessure au coude. Avez-vous l'intention d'arrêter cette saison définitivement ?
Paul Pierce : Je ne pense pas. Je vais voir au fur et à mesure des matchs comment je me sens physiquement.
Vous avez manqué 24 parties au début de l'année principalement en raison d'une réaction de stress due à votre pied gauche. Comment va votre pied ?
Paul Pierce : Mon pied se porte bien. Mon genou souffre plus que le pied juste à cause des coups. Il y a des nicks and knacks et il est préférable de laisser mes blessures se cicatriser.
Sans vous, les joueurs plus jeunes acquièrent de l'expérience. Est-ce une chance pour eux de tirer partie de l'extra playing time ?
Paul Pierce : Vous voulez être là bas mais c'est un bon moment pour eux aussi. L'an prochain, il y aura beaucoup de changements ou peut-être seulement de petits. C'est une chance pour les gars de montrer qui sera là ou non l'an prochain, c'est une opportunité pour eux.
En tant que vétéran au bout de neuf ans, pouvez-vous parler de votre rôle comme leader auprès de joueurs plus jeunes ?
Paul Pierce : Je suis un mentor, étant un des plus âgés de l'équipe et vétéran de la NBA. Ces gars viennent me voir pour être dirigés. Ca n'arrête pas sur le terrain. Vous le voyez souvent en dehors du court. Vous faites certaines choses et devenez impliqué. D'une certaine façon, ils suivent mes pas comme on suit un grand frère. Vous essayez d'être positif avec eux, vous leur montrez ce que ça demande pour être pro, ce que cela signifie et ce qu'il faut faire pour rester longtemps dans les parages.
Quelles sont les difficultés mentales liées aux blessures et au fait de perdre ?
Paul Pierce : Sans aucun doute, c'est un challenge mental de savoir que vous avez été blessé comme ça pendant votre carrière et de voir l'équipe se battre. Ca été un challenge. Beaucoup de joueurs dépriment et deviennent frustrés. Pour ma part, dire que je n'ai pas été frustré serait un mensonge. Qui ne le serait pas de perdre et vivre ce genre de saison. Mais il faut regarder les choses positives qui en découlent, les types grandir, voir Al (Jefferson) devenir le joueur qu'il est. Delonte (West) faire des progrès et d'autres types vivre des minutes positives qui aideront l'équipe dans cette longue course.
Pouvez-vous voir le bout du tunnel pour l'équipe des Celtics ?
Paul Pierce : L'équipe a un avenir brillant. Nous avons vu beaucoup de joueurs monter et s'affirmer comme des joueurs de la NBA. C'est ce que vous essayez de voir avec les jeunes joueurs lorsqu'ils entrent à la ligue – s'affirmer eux-mêmes comme des pros légitimes que nous verrons pendant longtemps et c'est ce que nous avons vu avec quelques types.
A quel point est-ce important de devenir vétéran à la dead season pour complémenter de votre jeu ?
Paul Pierce : Ce sera très important. Non seulement vétéran, mais un vétéran qui comprend ce que ça apporte de gagner, qui devient professionnel et positif. C'est très important. Chaque équipe qui a gagné une saison ou qui a eu du succès a des vétérans de qualité.
Perdre pendant la saison est le fait que lorsque vous avez été en bonne santé, vous avez joué à un haut niveau avec en moyenne 25 points par match. Vu les défaites conséquentes, vos accomplissements individuels n'ont pas beaucoup été remarqués. Est-ce difficile ?
Paul Pierce : Tout à fait. Ne pas faire partie des « all stars ». Ne pas passer sur les chaînes nationales de télévision. Les gens vous oublient. Ce n'est pas que je peux m'en inquiéter. Ce fut une année faite de hauts et bas pour nous. Mais ça va. Il faut rester positif et faire comme j'ai fait, être un mentor auprès des joueurs, les aider à progresser et moi aussi.
Vous avez eu une blessure au coude hors saison et cette année, vous avez été blessé. C'est votre neuvième année et vous aurez 30 ans en octobre. Votre âge et vos blessures vous inquiètent-ils ?
Paul Pierce : En fait, je ne pense pas à mes blessures. Si vous commencez à penser aux blessures, à avoir mal alors c'est là que vous vous blesserez. Je n'y pense pas du tout.
Cela a-t-il été gênant de tout entendre de la loterie cette année ?
Paul Pierce : En fait, je ne m'y investis pas complètement. Oui, nous serons une équipe de la loterie mais je n'y entre pas trop. Mon but est de finir la saison.
Hors saison, Boston et Philadelphia ont eu des tractations commerciales, discutant la possibilité d'envoyer Allen Iverson à Boston. Qu'en pensiez-vous ?
Paul Pierce : C'est une consultation interne qui a lieu 4 fois par an et la plupart de ce genre de tractations ne se font pas.
Auriez-vous aimé jouer avec Iverson ?
Paul Pierce : Ca aurait pu être amusant. Je pense que ça aurait apporté de l'excitation.
Vous avez été jusqu'à la post sason 4 années différentes. Comment avez-vous vécu le fait de jouer au playoff ?
Paul Pierce : C'est un jeu complètement différent, une nouvelle saison commence lors des playoffs. Je partage la saison en quatre parties : l'avant saison, la première et seconde moitié et puis les playoffs. A chaque partie j'essaie d'élever mon niveau.